présentation

Formation atypique réunie par le hasard des rencontres et des amitiés, Yanač (mot d'origine kyshie intraduisible dans la langue de Molière) redessine son univers à chaque concert. Puisqu'il n'existe, à leur connaissance, aucune valse, aucune romance, aucune sérénade, aucune musique ou fragment de musique composé spécifiquement pour leurs instruments, les 5 de Yanač ont dû s'inventer un répertoire, ou s'approprier ceux qui ne leur étaient pas destinés.

Antoine Humberset, flûte

Doué d'une oreille précise et attentive, c'est sa sensibilité aux sons, d'où qu'ils viennent, qui guide ses pas. Directeur musical pendant plusieurs années, membre du groupe de funk Crescent City Connection, il se trouve particulièrement à son aise dans les musiques improvisées.

A cela s'ajoute une vie dans la construction navale et une volonté d'unifier ses différentes pratiques, de donner des contours artisanaux à sa musique, et artistiques à son travail dans les chantiers. D'ailleurs, entre chanter et chantier, n'y a-t-il pas qu'une seule lettre en forme de flûte ?

Antonio Trajanoski, saxophone alto

Formé enfant aux mesures composées et aux mélodies ancestrales macédoniennes, les larges possibilités sonores de son instrument l'amènent naturellement à plonger dans la musique contemporaine, domaine dans lequel il ne cesse d'évoluer, tant comme interprète que comme compositeur.

Sculpteur à ses heures perdues, son univers artistique se joue des frontières entre le temps et l'espace.

Sassoun Arapian, piano

Issu d'une famille composée de grecs d'Alexandrie, d'arméniens de Turquie, de juifs polonais, d'italiens, d'anglais, de français et de suisses, tous éparpillés en Europe par la force de l'Histoire, il sent fortement l'exigence de toutes ces cultures de s'exprimer à travers ses mains. La musique est donc souvent pour lui un moyen de raconter les histoires que les mots ne sauraient plus rendre crédibles, de faire se rencontrer les langues qu'il ne parle pas, de parcourir des chemins qui n'existent plus, ou pas encore.

Luca Rovero, contrebasse

Comme personne ne l'a connu sans son instrument, une hypothèse convaincante (bien que difficilement défendable d'un point de vue biologique) est qu'il serait né avec une contrebasse. En fait, amené très jeune à se produire sur scène et à fréquenter des musiciens de différents milieux, il se trouve vite à son aise avec ou sans son archet, dans la musique écrite ou improvisée.

Son intérêt pour la musique dans son ensemble, son ouverture à toute sorte d'expérimentation sonore et son écoute active lui permettent de s'intégrer aux formations les plus diverses. Cela ne fait aucun doute qu'il est au commencement d'un parcours musical des plus étendus.

Colas Vuilleumier, batterie

Débarqué dans le rock en compagnie de ses potes Dilem Cornelien, la musique est pour lui dès le départ inextricablement liée à l'amitié et au dialogue. Ce lien ne cesse de développer sa réactivité au discours des musiciens qu'il accompagne et soutient en créant pour eux à la fois une base sonore et un écho rythmique à leur propre expression.

Auto-didacte dans l'âme, il explore tous les milieux musicaux qui s'ouvrent à lui. On peut ainsi le voir à l'oeuvre tant dans les soirées celtiques, les concerts hip-hop ou les jam sessions manouches.